Comment recruter un Traffic Manager ?

Présentation.

Si le traffic manager est principalement en charge de l’analyse de la fréquentation d’un site internet, il / elle se retrouve aujourd’hui dans une fonction de plus en plus stratégique. A mi-chemin entre les statistiques et le marketing, le traffic manager va en effet concevoir, suivre et adapter l’ensemble de la stratégie digitale, en se mettant au service des résultats et du business.

Que recherche le candidat ?

Profil rationnel, le traffic manager sera attentif à votre capacité à imaginer et construire une stratégie digitale à la hauteur de vos ambitions. Il attend ainsi de son employeur des moyens pour pouvoir travailler au maximum de ses capacités. Prêt à se démener, il recherche une entreprise où son poste sera clairement pris au sérieux. 

Dans cette veine, il recherche un environnement efficace. Efficacité dans les relations, dans les processus, il s’épanouit dans le concret, le « dur ». Il aime tester, observer et analyser les performances pour ajuster. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » pourrait être sa devise. Il aime donc ne pas perdre de temps et lier les réflexions aux actions. Oubliez donc les climats de travail compliqués, les processus de validation longs et hiérarchisés et valorisez un environnement immédiat, où l’entreprise aime autant agir que réfléchir et planifier. 

C’est pourquoi il recherche une entreprise où la dimension technique de son métier sera prise en compte. Pour que chaque levier d’acquisition soit abordé comme une opportunité de répondre aux enjeux business. 

Comment attirer ce candidat ?

Avant tout, il s’agira de donner de l’ampleur à sa mission. Ne résumez donc pas son champ d’intervention à l’analyse des performances d’un site. Mais partagez-lui votre vision sur le numérique, en veillant à toujours faire le lien entre performance et business. 

De manière transverse, le traffic manager aime les challenges. Que ce soit à un niveau technologique ou plus orienté sur la stratégie d’entreprise ou commerciale. N’hésitez donc pas à le défier ! D’autant qu’il a toutes les capacités en main pour démontrer ses performances : chiffres et datas lui permettent de valoriser et d’évaluer ses actions.

Valorisez votre créativité. Stratégie de communication originale, travail en collaboration avec des influenceurs, présence sur les réseaux sociaux… son domaine d’intervention peut être varié et c’est bien cela qui peut l’attirer ! Touche-à-tout, il aime découvrir des outils d’analyse innovants et moyens de connexion avec les clients. Il apprécie le travail au jour le jour et être en étroite collaboration avec des experts d’autres domaines, comme les créatifs, les développeurs et les stratèges.

Les compétences à viser.

Première compétence évidente, son esprit d’analyse. Capacité à mettre les résultats en perspective, proposition d’outils innovants pour assurer le suivi, compréhension en profondeur des résultats… Il doit être en mesure de passer de missions très opérationnelles à des tâches plus stratégiques et analytiques.

Il maîtrise ainsi les notions de SEO, SEM et plus largement tout ce qui traite du tracking; il est en mesure de travailler sur la technique mais est capable de la mettre systématiquement en lien avec le business. Les notions de projet, d’efficacité et de budget sont des points clés à tester.

Organisation et data viz. Il aime les tableaux de bord, qu’il utilise au quotidien ! Plongé dans ses outils de tracking, il doit cependant pouvoir les organiser de façon structurée pour fournir des rapports visuels et accessibles à tous. La dataviz est donc une compétence clé. Puisqu’il doit pouvoir interagir facilement avec les autres entités de l’entreprise (équipes CRM, création, technique) et surtout convaincre.

La curiosité. Pour qu’il reste au fait des innovations, que ce soit dans les outils d’analyse ou les leviers de communication digitale. Son métier demande une veille continue poussée, la créativité doit donc être réelle. A vous de le tester sur ce point, notamment en vérifiant qu’il connaît les nouveautés et surtout qu’il a mis en place une méthodologie pour se tenir informé.

La créativité. Travaillant en agence ou directement chez un annonceur, le traffic manager se doit d’être inventif. Pour imaginer des suivis de performance innovants et efficaces. Mais aussi pour encadrer des axes d’optimisation dans une logique d’amélioration continue. Il a donc un profil plutôt atypique, puisque vous recherchez à la fois du pragmatisme mais aussi de l’originalité.

L’entretien.

Testez-le sur votre stratégie actuelle. Que pense-t-il de votre site ? De votre stratégie sur les réseaux sociaux ? Voit-il des axes d’amélioration ? Des points positifs ? Avec des outils accessibles, il doit être en mesure de vous faire un premier bilan. Vous pourrez de ce fait tester sa motivation, sa curiosité pour votre sujet et sa capacité à conseiller.

Vous pouvez également lui demander son avis sur un outil de mesure de performance, auquel l’entreprise voudrait souscrire : Le connaît-il ? L’a-t-il déjà utilisé ? Quel en est son retour d’expérience ? Le conseille-t-il ? Voit-il une alternative ?

Enfin, si vous êtes annonceur et que vous travaillez avec une agence de communication, vous pouvez également le mettre en relation avec cette dernière pour avoir un retour d’expert.

Les mots clés. 

KPI (Key Performance Indicator) : il s’agit de tous les outils de mesure des performances digitales. Il en existe beaucoup et se combinent. 

Dashboard (ou tableau de bord) : tableau qui synthétise l’ensemble des mesures pour pouvoir tirer des enseignements de façon plus visuelle et intuitive. L’un des dashboards les plus connus : Google Analytics.

SEO (Search Engine Officer) : aussi connu sous le nom de référencement naturel, le SEO permet à la marque de bien remonter dans les pages de résultats des moteurs de recherche. 

SMO (Social Media Optimization) : ce sont tous les moyens mis à disposition de la marque pour optimiser sa visibilité et le taux d’engagement sur les réseaux sociaux.

Display : il s’agit de nombreux formats publicitaires disponibles sur le digital (bannières, interstitiels, vidéos…)

Retargeting : on pourrait le traduire par « reciblage » ; l’objectif est d’adresser de façon plus spécifique et personnelle un internaute montrant un intérêt pour la marque (suite à une visite sur le site par exemple). C’est dans ce cadre-là que vous l’entendrez peut-être vous mentionner un outil comme Criteo. 

Grille de salaire ?

On parle de 1800 € à 2100 € bruts par mois pour un junior ; un traffic manager senior pourra quant à lui prétendre à 3500 €  bruts par mois, en fonction de son expérience et de ses responsabilités. Evidemment, plus votre business est corrélé à la « santé numérique », plus l’investissement pourra être important.

La période d’essai. 

Pas toujours évident de tester un traffic manager sur une période courte. 

Pour répondre à cette difficulté, vous pouvez le mettre sur une mission en lien avec les réseaux sociaux. 

En effet, les contenus mis en ligne se prêtent bien à ce genre d’exercice, puisque les résultats et les ajustements peuvent se faire en temps réel. Demandez-lui de mettre en place un tableau de bord pour suivre les performances de vos posts et d’identifier, suite à un travail d’analyse approfondi, des axes d’amélioration. Vous pourrez ainsi voir rapidement ses capacités d’organisation, de recherche et sa force de proposition et d’argumentation.


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Rédaction : Solenne

Photos : WTTJ

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